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Pour la plus grande joie de ses parents, Sarah a ouvert les yeux sur nous et le monde le 21 juillet 1984, à Genève. Une petite fille qui était le sourire en personne. Tout son entourage tombait sous son charme.

Toute petite, elle a été attirée par la musique et la danse. Haute comme trois pommes, elle savait déjà glisser ses cassettes préférées (Michael Jackson, Madonna, etc.) et enclencher la musique. Elle se mettait à se mouvoir comme elle avait vu ces danseurs bouger à la télé. Elle avait le rythme dans le sang.

 

Dès l'âge de 6 ans, elle a commencé à suivre des cours de modern jazz dans la fameuse école de danse Brigitte Matteuzzi.

Sarah avait tout juste 8 ans quand elle est montée la première fois sur une grande scène à l'occasion d'un spectacle de l'école de danse, au Grand Casino de Genève. Elle n'a ensuite plus pu se passer du public.

A 8 ans

Même à la maison, elle dansait et continuait à imiter Michael Jackson, ce qu'elle réussissait à merveille. A cette époque, on a commencé à lui proposer des spectacles dans des fêtes de quartier, dans des soirées caritatives (lutte contre le sida, contre la leucémie, au championnat européen de basket en fauteuil roulants, au réveillon du coeur à Palexpo...)

 

En 1994, Sarah a été sélectionnée comme figurante pour l'opéra baroque du «King Arthur» , présenté à la Comédie de Genève puis joué en Espagne. En été 2001, elle a participé à un spectacle de danse orientale au Festival de Jazz de Montreux, et en décembre 2001 au C.S.I., la Coupe mondiale hippique à Genève.

Opéra Baroque "King Arthur"

Année après année, elle a souhaité participer à d'autres cours: jazz, danse africaine, hip-hop, salsa, toutes ces différentes formes de danses évolutives. Tout en suivant sa scolarité, elle passait son temps libre à l' école de danse.

Dès le début Brigitte Matteuzzi a remarqué son potentiel, son talent et sa persévérance. Elle lui laissait expérimenter sa créativité et son savoir-faire et l'encourageait à progresser et dans un esprit d'échange et de respect. C'était facile pour Sarah car elle adorait sincèrement cette école et ses professeurs.

 

A 16 ans, elle a été invitée pour la première fois au Salon international de la danse, Expodance, comme « graine de star », où elle a dansé du modern jazz. 

Ce fut un immense succès et depuis ce jour-là, les offres ont afflué. Dans ce même salon, elle s'est aussi achetée sa première tenue de danse orientale, fascinée par la beauté de ces costumes.

C.S.I. spectacle  "Fantasia"

Aussitôt, elle a ajouté des cours de cette danse à son registre dans son école, devenue entre temps Freedance, sous la direction de Christine Masson, une ancienne professeur de Brigitte Matteuzzi.

En recherche de constante progression, Sarah est alors engagée régulièrement lors de soirées d'entreprises, de mariages, d'anniversaires et d'expositions. Que ce soit pour un petit ou un grand événement, elle offrait de façon individuelle un show tout à fait étonnant. 

 

Marquée par une grande professionnalité, une expérience scénique de plusieurs années et un choix de costumes exclusifs, chaque représentation se muait en un souvenir inoubliable, par la grâce d'un style de danse phénoménal et d'un répertoire très varié inspiré des contes des 1001 nuits.

 

Sarah avait vite appris et compris aussi qu'on pouvait considérer cette danse comme une forme d'expression individuelle laissant la place à l'improvisation et à la créativité.

Expodance 2002 - Gala

Autrement dit, l'ancien art de la danse orientale pouvait coller à une tendance moderne actuelle qui lui convenait tout à fait et elle a créé ainsi son propre style en introduisant des mouvements de hip-hop. Une mode personnelle, très en vogue. Sarah était donc une danseuse orientale qui a réussi à intégrer dans ses mouvements la passion et la magie. En résultait un style tonique, scénique, exprimant la maturité et la volupté de l'éternel féminin, dans toute sa grâce et sa sensualité sans jamais aucune vulgarité.

Mais surtout, c'était pour elle une manière d'exprimer aussi un appel à la paix entre l'Orient et l'Occident. Elle, née Suissesse avec le coeur en Orient! Durant l'été 2003, pendant les dix jours des « Fêtes de Genève », en pleine guerre d'Irak, elle se produisait tous les soirs sur la grande scène du Jardin Anglais en baskets américaines et en tenue style Aladin, dansant sur le morceau d'Amr Diab « Aktar-Wahed Wala-Ala-Baloh », une chanson égyptienne très rap. Le public était enthousiaste, déchaîné...

Fête de la Musique 2002  

A 17 ans, elle avait décidé de quitter les bancs de l'écoles et de ne vivre que de sa passion. Elle est devenue professeur à son tour. Elle enseignait le "Hip- Hop"  et le "Modern Jazz". Ses premiers cours ont vite été complets et elle a dû en ajouter d'autres. Enfants et adultes étaient embarqués dans sa « fièvre ». Elle souhaitait développer la sensibilité musicale et la créativité des élèves afin qu'ils puissent à leur tour tendre au bonheur.

Après son grand succès aux Fêtes de Genève 2003, on lui a demandé d'enseigner la danse orientale au Holmes Place Fitness à Genève et à Harmony Fitness à Balexert. Très vite un cours par semaine n'a pas suffi et elle en a ajouté un deuxième, le dimanche. Une semaine de sept jours d'activité. Mais elle ne se plaignait pas. Bien au contraire !

 

La musique et la danse ont été l' une des plus belles rencontres de sa vie et c'était une grande joie, pour elle, de la partager avec le public et avec ses élèves. Sarah rayonnait pleinement.

Hip Hop
Les deux dernières années de sa vie ont été aussi denses que « danse ». Elle se produisait dans plusieurs restaurants à Genève, comme la Mamounia , la Medina , le Lawrence d'Arabie, ou chez Mimoune les week-ends. Elle trouvait aussi le temps de participer à des stages de modern jazz et de hip-hop avec Bruno Vandelli. Pendant les vacances scolaires, elle prenait des cours privés chez Khaled Seif, à Zurich, la fameuse école de danse orientale.

 

Les Restaurants orientaux
 

 


Dans ses moments de « calme », Sarah aimait écrire des poèmes ou des textes de chanson.
Ces moments d'écriture faisaient partie de son jardin secret.
 Porte fermée et bougies allumées autour d'elle, elle laissait aller son imagination.

Elle trouvait son inspiration, sa paix et très souvent, se ressourçait aussi de cette façon.

Ses textes nous les avons découverts seulement après sa mort.

Bien sûr, nous savions qu'elle écrivait mais nous respections son intimité.
Sensuelle, Sarah était aussi très spirituelle et attirée par tout ce qui était ésotérique.
Ses nombreux textes et dessins en témoignent. Voir Pages "Poèmes" & "Galeries"

 

Sarah aimait chanter

Elle passait des soirées au karaoké avec ses amis et prenait aussi des cours de chant privés.
Elle s'était équipée de platines et d'une table de mixage, d'un micro et de logiciels et avait commencé à composer sa propre musique. Elle avait comme projet de sortir un CD de R&B prochainement.

 

No 271 - Quartier 60

(Le monument a été posé le 21 juillet 2004)

 

Il y avait une place pour moi près de Dieu
Il est venu me chercher, ne soyez pas triste
Je vous vois et vous entends
Sachez que je serai toujours près de vous
Pour vous aimer et vous aider