Belle-Île est la
plus grande des îles bretonnes. Elle
se présente sous la forme d'un plateau
de 17 km de long sur 9 km de large, soit
85 km² avec une altitude moyenne de
40 mètres entaillé par de
nombreux petits vallons. La côte
de l'île, constituée d'une
roche friable faite de schistes et micaschistes
mêlée de quartz, subit une érosion
intense de la mer surtout sur la façade
Sud Ouest tournée vers le large
(Côte Sauvage). Il en résulte
une côte très découpée,
constituée en majorité de
falaises. Témoin de cette érosion
rapide, l'îlot de Lonègues,
qui au Moyen Âge prolongeait la pointe
des Poulains, a aujourd'hui pratiquement
disparu sous les eaux. L'extrémité nord
de l'île se prolonge d'îlots
raccordés au socle principal par
des bancs de sable où la mer s'insinue à marée
haute.
Sur la côte exposée au Nord
Est, face au continent et donc la plus
abritée, débouchent deux
rias qui ont permis la création
des deux ports principaux de l'île
: Le Palais et Sauzon. Sur cette même
façade on trouve la grande plage
de l'île (les Grands Sables).
Le
climat de Belle-Île est très
océanique et bénéficie
d'un ensoleillement particulièrement
important. Les gelées sont rares,
il pleut plus rarement que sur le continent
et les hivers sont doux (moyenne des minima
9°) ce qui permet à des plantes
méditerranéennes, comme le
palmier, la vigne, le figuier, de prospérer
dans les vallons abrités.
Il
ne reste plus trace de la végétation
primitive qui a dû être une
vaste lande boisée; le centre de
l'île a été complètement
défriché et divisé en
lots d'environ 20 hectares attribués
chacun à une famille lors de la
colonisation de l'île au IXe siècle
par les moines de Redon, et il est depuis
consacré à l'agriculture.
Une forêt de pins et de chataîgner
a été replantée sur
des terres de landes incultes au XVIIIe
siècle par l'agronome Gabriel Bruté de
Rémur (1726-1786) qui a introduit
des méthodes plus rationnelles de
culture et d'élevage. L'agriculture
est réellement devenue prospère
au XIXe siècle siècle (élevage
ovin et bovin, culture de primeurs, mais
aussi de blé nécessitant
l'activité de cinq moulins à vent),
et cela grâce à la forte demande
des populations travaillant pour la marine
marchande, les conserveries de sardines
et les chantiers navals. Elle est aujourd'hui
en fort déclin, tout en conservant
plusieurs exploitations d'élevaqe
bovin et ovin, avec des cultures associées
d'orge et de maïs, ainsi que du maraîchage.
Les côtes Sud et Sud Ouest, les plus
exposées, sont bordées d'une
zone inculte brûlée par les
embruns où les lapins sont nombreux:
on y élève des chèvres.