GAZOUILLIS DE PRINTEMPS

La
belle huppe élégante à la coiffe dressée,
Sautille doucement, elle n’est pas pressée
D’une brindille blonde à une belle fleur,
Picorant au hasard, trouvant là son bonheur.
La
pie en redingote à la queue aussi longue
Qu’un dimanche de pluie dans le pré vert divague
Pour chasser les intrus de son domaine inné,
Puis dans un froissement rejoint son nid douillé.
Monsieur
Merle au bec jaune affairé par sa quête,
Ne voit pas le chat noir qui pas très loin le guette.
Mais lassés, l’un et l’autre au bout d’un court instant,
Partent désabusés chacun à contre vent.
Le
long d’un tronc un pivert grimpe agile et frappe,
Frappe et refrappe afin qu’un ver enfin s’échappe.
Des sifflements, des chants, des gazouillis joyeux,
Nous annoncent gaiement la saison du ciel bleu.