Sophrologie et BPCO : comment mieux respirer ?

Les insuffisances respiratoires relatives au fonctionnement des bronchites, notamment la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), nécessitent des méthodes de traitement adéquates, pouvant permettre d’atténuer cette affection progressive des cavités pulmonaires.

Pour cela, on recommande aux malades de pratiquer des exercices de respiration et de détente bien spécifiques liées à la sophrologie.

Découvrez les aspects essentiels de ce procédé thérapeutique et ses avantages sur la santé respiratoire.

Sophrologie et BPCO comment mieux respirer

La relaxation

D’ordinaire, la sophrologie est une sorte de thérapie fondée essentiellement sur la relaxation, la méditation tibétaine et l’hypnose.

Elle a pour but de calmer le mental et de maîtriser ses émotions.

C’est ainsi que, vu les bienfaits de cette pratique sur la psyché humaine, beaucoup de médecins conseillent ce procédé aux personnes atteintes de maladies chroniques respiratoires comme la BPCO, pour augmenter et stabiliser leur débit de respiration.

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La relaxation favorise le processus d’hyperventilation chez l’être humain et permet de bien détendre les muscles du corps à travers le Prana Yama.

Si vous voulez pratiquer le Prana Yama, suivez simplement ces différentes étapes.

  • Asseyez-vous confortablement et adoptez une belle posture (colonne vertébrale droite).
  • Fermez vos yeux et détendez les muscles du visage.
  • Posez votre main sur votre plexus solaire.
  • Inspirez lentement et profondément par votre narine droite en gardant celle de gauche bouchée avec votre pouce.
  • Après l’inspiration, bouchez la narine droite et maintenez-vous ainsi sans respirer durant quelques secondes.
  • Expirez à présent par la narine qui était bouchée au départ, c’est-à-dire la narine gauche tout en gardant la droite fermée avec votre index.
  • Inspirez ensuite par cette même narine gauche, puis bouchez-la ensuite quelques secondes (à ce moment-là vos deux narines sont bouchées).
  • Enfin, expirez par la narine droite uniquement.

Au cours de l’exercice, prenez le soin de garder votre bouche bien fermée, puis reprenez le processus sur plusieurs jours à raison de 10 à 15 minutes.

Sachez qu’aucune étape n’est superflue au cours de cet exercice, de la main posée sur le plexus solaire à l’expiration par les narines.

En ayant votre main au-dessus de l’abdomen, vous sentirez l’intensité et votre rythme d’inspiration et d’expiration, ce qui vous permettra de trouver le parfait équilibre de respiration.

Si l’exercice est réussi, vous sentirez un gonflement de votre ventre au cours de l’inspiration tandis qu’à l’expiration le ventre se rétractera.

Toutefois, vous pourrez éprouver des difficultés au cours de vos premiers essais, il suffit de continuer à vous exercer pour une bonne maîtrise.

Le Prana Yama n’est qu’un préliminaire avant la méditation.

La méditation tibétaine

Méditer, c’est être à l’écoute de sa divinité intérieure.

Pour cela, il faut chercher le calme de l’esprit dans les profondeurs de nos dimensions suprasensibles.

Pour y parvenir, vous devez garder vos yeux fermés et maîtriser toutes les informations qui arrivent à votre mental.

Il ne s’agit pas de les refouler, mais plutôt de les analyser et de bien les comprendre au moyen de l’intériorisation.

Ce faisant, vous devez garder une posture droite, puis cette fois-ci, respirer profondément et très lentement par vos deux narines de façon simultanée.

En effet, en relaxant tout votre corps, votre respiration devient plus profonde et lente, ce qui augmente votre débit de respiration améliore l’activité des bronchites.

L’hypnose

C’est une méthode psychiatrique qui permet de plonger le patient dans un état d’inconscience où il est uniquement livré à la respiration qui est d’autant plus profonde.

Le temps de l’hypnothérapie, l’individu se sentira libre et très relaxé, grâce aux techniques utilisées par l’hypnothérapeute.

En effet, ce médecin l’amène à déterminer les véritables causes de ses problèmes, grâce à une profonde intériorisation au cours de laquelle, seule sa conscience agit et non son mental.

Le gros avantage de cette méthode est que le patient s’oublie et adopte une respiration hyper lente, ce qui favorise son système respiratoire.

En somme, la sophrologie est basée sur des techniques de détente et de respiration pouvant améliorer les capacités respiratoires des malades de la BPCO.


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